Archive pour la catégorie 'litterature'

De retour après une longue absence

Voilà, pour faire plaisir à ma soeur, je reviens après une longue pause (plus de six mois). Et j’ai décidé, toujours pour lui faire plaisir de parler d’un écrivain qu’elle affectionne tout particulièrement et qu’elle m’a fait découvrir.

   Il s’agit de … (roulement de tambour)… Terry Pratchett

  Alors pour résumer son style en deux mots : de la fantasy burlesque. Le premier roman que j’ai lu de lui est La Vérité,  au début uniquement parce que je voulais savoir pourquoi ma soeur éclatait de rire toutes les trois pages lors du trajet qui nous menait mes parents, et donc ma soeur et moi, en Mayenne, chez notre tante. J’ai rapidement compris la raison de son hilarité quand j’ai moi-même commencé à lire ce roman lors du trajet qui nous menait mes parents et moi en Italie (eux en vacances, moi de retour chez moi à préparer mon déménagement à Chambéry).

  J’ai continué à lire Terry Pratchett et les aventures du Disque-Monde, cette année-là à Chambéry (quand on n’a pas la télévision, je vous garantis qu’on augmente rapidement sa moyenne de lecture) et j’ai découvert les personnages et les lieux récurrents de cet auteur : Ankh-Morpork dont Vétérini est le Patricien, l’université de l’Invisible, avec Rincevent, le Guet (des Orfèvres) avec Vimaire, Carotte, Angua, Hilare PetitCul, Détritus, Chicard Chique et les autres (le Guet étant un excellent exemple du respect de la parité des espèces, nains, trolls, loups-garous, humains…), la Mort (dont nous savons grâce à l’excellent traducteur Patrick Couton que c’est un personnage masculin et non féminin) avec sa faux, sa petite-fille Suzanne, Mémé Ciredutemps…

  Je continue encore à lire Terry Pratchett, même maintenant après la fin de ma parenthèse chambérienne, et le dernier que j’ai lu est Jeu de Nains, qui raconte une aventure du Guet, dans laquelle Vimaire va éviter une guerre entre nains et trolls, tout en sachant rester disponible tous les soirs à 18h pour son fils. Toujours excellent et je tiens encore une fois à rappeler le merveilleux travail du traducteur Patrick Couton qui sait toujours rendre les jeux de mots à la perfection.

  Vivement la prochaine traduction d’un roman de Terry Pratchett…

Publié dans:litterature |on 21 novembre, 2008 |2 Commentaires »

Le cœur cousu de Carole Martinez

« Combien de temps ai-je rebroussé chemin, reprenant à l’envers le fil du temps, afin de retrouver les traces laissées par ma mère trente ans auparavant dans le sable de ce pays?[...]
  Je n’ai rien volé à ma nièce qu’une douleur promise. La boîte restera au désert, je ne la lui remettrai pas à Pâques comme le veut la tradition. Elle ne passera plus de main en main. Sa course s’arrête ici, à mes pieds, dans l’immensité absurde de cette étendue blanche. Ce cahier décousu où reposent les débris rêvés de nos existences, je le rends feuille à feuille au vent dont il est issu…
  Les pages s’envolent une à une …
  Je n’ai plus qu’à gaspiller la dernière des prières du troisième soir. Alors, se lèveront les morts pour la dernière fois avant de regagner le néant à tout jamais et le fil sera coupé

  Et maintenant, que, par ma prière surgisse la voix des mères:

  Mon nom est Frasquita Carasco. Mon âme est une aiguille. Tes feuilles lancées au désert, les voici réunies, reliées dans un livre que tu pourras refermer à jamais sur mon histoire.
  Soledad, ma fille, sens ce vent sur ton visage.
  C’est mon baiser.
  Celui que jamais je ne t’ai donné.
  »

   C’est ainsi que se termine ce premier roman de Carole Martinez, roman qui baigne dans une atmosphère de tradition, de superstition et de magie. Il raconte l’incroyable voyage d’une femme et de ses filles, liées par une boîte qu’elles se transmettent de mère en fille, de soeur en soeur, de tante en nièce, une boîte magique, qui contient pour chacune de ces femmes un pouvoir différent.

  Ce livre est un livre émouvant et fort à la fois, écrit de manière très poétique, mais qui malheureusement n’a pas bénéficié d’une grande publicité. Un roman vraiment magnifique qui a obtenu plusieurs prix, entre autres le prix renaudot des lycéens.

Publié dans:litterature |on 20 mars, 2008 |5 Commentaires »

L’élégance du hérisson de Muriel Barbéry

  9782070780938.gif   de Muriel Barbéry

  Voilà mon livre coup de coeur de la rentrée.

  L’élégance du hérisson raconte deux histoires entrecroisées : celle d’une gardienne d’immeuble très cultivée, antithèse du stéréotype de la concierge, mais qui fait tout pour paraître conforme à cette image; et celle d’une petite fille, très intelligente mais qui elle aussi tente de passer inaperçue à l’école comme chez elle. Ce roman nous présente également toute une galerie de personnages, les habitants de cet immeuble plutôt bourgeois. La concierge parvient à dissimuler sa véritable identité jusqu’à l’arrivée dans l’immeuble d’un mystérieux homme asiatique qui découvrira son secret.

  Roman très bien écrit et qui se dévore sans faim.

 

Publié dans:litterature |on 23 novembre, 2007 |4 Commentaires »

Gotico Rurale

dx1.jpg Gotico Rurale Eraldo Baldini

  A travers ce recueil de nouvelles, Eraldo Baldini nous fait voyager dans l’Italie des superstitions et des croyances populaires. Presque toutes les nouvelles relèvent clairement du genre fantastique et se rapprochent de certaines nouvelles d’Edgar Allan Poe. Les morts reviennent pour se venger ou pour finir ce qu’ils avaient entrepris, la nature a ses démons qu’il ne faut pas réveiller. Voilà tout le livre d’Eraldo Baldini, relativement facile à lire mais passionnant. A éviter avant de dormir.

  Eraldo Baldini est malheureusement peu connu en France et seuls deux de ses livres ont été traduits en français (Mal’aria et le tueur). Ce recueil de nouvelles n’a donc pas encore été traduit.

Publié dans:litterature |on 13 mai, 2007 |4 Commentaires »

Teacher Man de Frank McCourt

 2714442420.jpg Traduit de l’américain par Laurence Viallet

  Troisième roman de la trilogie autobiographique de Frank McCourt, Teacher Man nous raconte les tribulations d’un jeune professeur d’anglais à New-York. Malgré un bref passage dans une université, la carrière d’enseignant de Frank McCourt s’est essentiellement déroulée dans des lycées techniques, où il a tenté par tous les moyens de capter l’attention de ses jeunes élèves en leur racontant son enfance en Irlande, ou encore en organisant des lectures de recettes de cuisine accompagnées de musique… Ce livre m’a beaucoup plu; il est même très intéressant pour ceux qui comme moi souhaite devenir professeur, car il permet une réflexion sur le métier d’enseignant ainsi que sur les méthodes pédagogiques.

  « Si tu demandais aux élèves de tes cinq classes d’écrire trois cents cinquante mots chacun tu obtenais 175 multiplié par 350 et tu te retrouvais avec quarante-trois mille sept cent cinquante mots qu’il fallait lire, corriger, évaluer et noter les soirs et les week-ends. Cela dans le cas où tu étais assez malin pour ne leur donner qu’un devoir par semaine. Il fallait corriger les fautes d’orthographe, de grammaire, les faiblesses de construction, les transitions, le manque de rigueur de manière générale. Il fallait faire des suggestions sur le contenu et écrire un commentaire général expliquant la note. [...]

  En passant à peine cinq minutes sur chaque copie, sur un seul tas de copies, tu travaillais quatorze heures et trente-cinq minutes. Ce qui équivalait à plus de deux jours de cours et ton week-end était fichu.[...]

C’est ça, la vie d’un professeur de lycée. » pp. 273-275.

Cette citation fait réfléchir sur le métier de professeur et leur réputation, n’est-ce-pas?

Publié dans:litterature |on 28 mars, 2007 |Pas de commentaires »

Salon du livre et péripéties citadines

  Aujourd’hui, je suis allée au salon du livre. Cette année, le pays à l’honneur est l’Inde. Il y avait beaucoup de monde, mais malgré cela, j’ai beaucoup apprécié.

  Il faut dire que la journée avait très bien commencé. Un gentil et aimable automobiliste m’a traitée de « Connasse », parce que je l’avais, ô comble de l’insolence, fait s’arrêter pour pouvoir traverser une route (sur un passage pour piétons, à un feu qui, certes, venait de passer au rouge pour moi, mais pour la simple et bonne raison que, tenant très fortement à ma vie, j’avais dû laisser passer un autre automobiliste qui n’avait manifestement pas lui non plus envie de me laisser passer). En tant que piétonne, mais aussi en tant que cycliste, j’en ai assez de la suprématie des automobilistes, qui se croient tout puissant avec leurs bolides. L’année dernière, une voiture a failli me renverser sur une piste cyclable parce qu’elle n’avait pas respecté un stop. Sans compter toutes les fois où je n’ai pas pu utiliser la dite piste cyclable parce que des voitures l’avaient envahie la transformant en parking pour pouvoir voir un match de foot (les péripéties en vélo se sont passées à Chambéry, ce qui m’est arrivé ce matin s’est déroulé à Evry).

  Pour en revenir au salon du livre, je me suis juste acheté un roman de Tabucchi Notturno Indiano, au programme du Capes. Je sais que le Capes écrit est terminé et que d’ailleurs, malgré mes fortes prières adressées au Dieu des concours, Tabucchi n’est pas tombé (Mon prof n’aimerait pas ce que je viens de dire : « ce n’est pas Tabucchi qui tombe, mais un sujet sur l’oeuvre de Tabucchi »). Mais je suis prévoyante : si je n’ai pas le concours et que Tabucchi est encore au programme l’année prochaine, j’aurai un livre de plus de lui dans ma bibliothèque. En plus, c’est un beau petit livre bleu, et j’ai aimé ce roman. En conclusion, ce n’est pas une dépense inutile. Donc, je disais tout à l’heure qu’il y avait du monde : les pires endroits sont les allées où il y a des écrivains à la mode qui dédicacent leurs oeuvres. Exemple : Amélie Nothomb. Il y a trois ans, ma mère avait fait deux heures de queue au salon du livre pour pouvoir m’obtenir un autographe (j’étais encore à Chambéry à ce moment là). Je lui ai rendue la pareille, en faisant environ quinze minutes de queue dans une petite librairie parisienne pour en avoir un du même écrivain (je n’aime pas le nom écrivaine). Moi-même en 2002 je me suis fait dédicacé un livre par l’écrivain Joseph Joffo. Je ne suis pas particulièrement passionnée par ses livres ni par les dédicaces d’ailleurs, mais quand j’étais petite, j’avais lu un sac de billes, comme beaucoup d’écoliers. Et ce jour-là de mars 2002, je me suis retrouvée devant le stand de cet auteur qui était seul, personne ne lui demandait de dédicace. Et en souvenir de mon enfance, je suis allée lui acheter un roman Agates et Calots qu’il m’a gentiment dédicacé.

Voilà pour aujourd’hui c’est tout. Je suis en train de lire un livre que ma mère s’est acheté au salon du livre et qui s’appelle La gloire de Saucisse, mais là ce serait trop long à expliquer.

Publié dans:litterature |on 24 mars, 2007 |Pas de commentaires »

Citation en temps de désespoir

  »Un mio amico sostiene che il suicidio, per il fatto di essere una scelta radicale, paradossalmente in fondo è più facile: un gesto, e via. Ben più difficile è il silenzio. Esso presuppone pazienza, costanza, testardaggine; e soprattutto si confronta con il giorno-dopo-giorno della nostra vita, i giorni che ci restano, uno dopo l’altro, lunghi davvero nelle piccole ore, è come un voto, è di cristallo, un niente lo puo’ rompere, e il suo nemico è il tempo ». Antonio Tabucchi, Si sta facendo sempre più tardi, Il fiume

(« Un de mes amis soutient que le suicide, parce qu’il représente un choix radical, paradoxalement est au fond plus facile : un geste et c’est fini. Bien plus difficile est le silence. Il présuppose de la patience, de la constance, de l’obstination; et surtout il se confronte au jour après jour de notre vie, les jours qui nous restent, l’un après l’autre, vraiment longs aux heures avancées, il est comme un voeu, il est en cristal, un rien peut le briser et son ennemi est le temps. »)

Publié dans:litterature |on 28 février, 2007 |1 Commentaire »

Le monstre aux écailles d’or

 Le concours blanc enfin terminé, je reprends mes lectures. Il est 3h17, j’ai une insomnie, j’en profite pour écrire mon avis sur un livre que j’ai terminé hier.

  Ce livre s’appelle Le monstre aux écailles d’or et a été écrit par Gilbert Tourette, professeur de psychologie à l’université de Poitiers. J’ai découvert ce livre lors de la braderie de la médiathèque de ma ville et son titre ainsi que le dessin de la couverture m’ont attirée.

  Tout commence lorsque Charlie Stevenson (hommage à Robert Louis Stevenson?), lors d’une pêche au gros, sa passion, pêche un gigantesque poisson aux écailles d’or comme nous l’annonce le titre du livre. Cette découverte va intéresser  Ronald Worcester, océanographe et ami du pêcheur, qui va se mettre à la recherche d’autres spécimens de cette espèce jusqu’alors inconnue. Le livre nous fait partager cette longue quête et les maintes péripéties qui en découlent.

  Ce livre m’a fait penser au Vieil homme et la mer, le point de départ de l’histoire étant le même, sans toutefois l’aspect métaphorique qu’on retrouve dans le texte d’Hemingway. J’ai bien aimé ce livre même si j’ai trouvé que l’écriture n’était pas toujours très recherchée, avec quelquefois aussi des erreurs typographiques. Je pense que les amateurs de pêche et de navigation pourraient être intéressés par ce roman qui regorge de termes maritimes, que j’avoue n’avoir pas toujours compris. Ce livre nous fait voyager à travers l’Océan Atlantique et est, en définitive, un bon récit d’aventures.

Publié dans:litterature |on 4 février, 2007 |Pas de commentaires »

Pour toi Nicolas

images.jpgEcrit par James Patterson

Traduit de l’américain par Jean-Paul Mourlon

Katie, éditrice littéraire, vient de se faire quitter par Matt. Elle reçoit un jour un journal intime de ce dernier et commence à le lire. Ce journal est en réalité écrit par une autre femme Suzanne épouse de Matt et avec qui elle a eu un petit garçon. Ce journal est en quelque sorte une déclaration d’amour d’une mère à son fils. La fin est très belle car c’est Matt qui reprend l’écriture du journal, qui devient du coup une déclaration d’amour d’un homme pour sa femme et son fils. A travers ce journal, Katie comprendra pourquoi Matt l’a quittée et tentera de le retrouver et de renouer les fils de leur relation.

  J’ai découvert ce livre après avoir lu un avis sur un blog. Difficile de parler de ce livre sans en dévoiler la fin. Ames sensibles, prévoyer les mouchoirs. J’avoue que la fin du journal m’a particulièrement émue, mais comme j’étais dans le RER j’ai retenu mes émotions. C’est une très belle histoire, mais qui a du mal a trouvé son rythme, et cela à cause de la mise en abyme entre le journal et l’histoire de Katie. J’ai également trouvé que l’écriture était un peu plate, sans grande recherche. Mais ce roman reste un bon livre.

  J’aimerais pour conclure faire une citation qui me semble très juste :

« Imagine que la vie est un jeu dans lequel tu jongles avec cinq balles. On les appelle travail, famille, santé, amis, intégrité. Tu les maintiens toutes en l’air. Mais un jour tu en viens à comprendre que le travail est une balle en caoutchouc : si tu la laisses tomber, elle rebondit. Les quatre autres sont de verre : qu’elles t’échappent, et elles seront abîmées, fendillées, parfois brisées. Une fois que tu as compris cette leçon, tu commences à voir quel doit être l’équilibre de ta vie. »

Publié dans:litterature |on 11 janvier, 2007 |Pas de commentaires »

Che animale sei? Storia di una pennuta

tornaimmagine.jpg  Ecrit par Paola Mastroccola

  J’ai acheté ce livre à Turin lors d’un voyage organisé pour assister au salon du livre 2006 dans le cadre de mon cours d’italien de master. Quand je voyage, surtout quand je vais à l’étranger, j’achète toujours un canard. Etant pressée par le temps, je n’ai pas pu chercher de canard et je suis tombée sur ce livre dont la magnifique couverture représente un canard.

  C’est l’histoire d’un bébé cane qui, à peine née, tombe d’un camion poubelle et se retrouve orpheline. A côté d’elle se trouve une pantoufle qu’elle prend pour sa mère. Ce roman est une fable pour les adultes comme pour les enfants, qui a pour thème la quête d’identité, la tolérance, l’acceptation de la différence. Cette cane se croira en effet tour à tour pantoufle, puis chauve-souris et finira par épouser un loup lors d’une cérémonie présidée par une taupe.

  Un seul regret : pour le moment, il n’existe pas de traduction française. 

Publié dans:litterature |on 9 janvier, 2007 |Pas de commentaires »

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